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LE FEUILLET DE LA SEMAINE
Composé à partir d’extraits de textes du Hok-lé-Israël de la semaine
 
A Thème 1 : Paracha : (extrait du texte no T 0378)
                     
Le retour mouvementé de Ya’acov en Erets-Israël
a) Rappel
 
Dans la paracha Toldot nous avons appris que Rivka (Rebbeca), après des années de stérilité, donne naissance à des jumeaux : ‘Essav, l’aîné, et Ya’acov. Le premier devient chasseur, alors que le second réside dans la tente de l’étude. Un jour, ‘Essav, revenu fatigué de la chasse, échange avec mépris son droit d’aînesse contre un plat de lentilles. Des années plus tard, Yits’hak (Isaac), le père, devenu vieux et aveugle, va formuler à Ya’acov, suite à une ruse de celui-ci, les bénédictions qu’il destinait à son frère ‘Essav.
 Ya’acov doit alors quitter ses parents et partir chez Lavane , son oncle maternel, afin d’échapper à la haine meurtrière d’Essav qui lui en veut de l’avoir supplanté auprès de son père. A la fin de la paracha suivante c'est-à-dire Vayétsé, nous apprenons qu’après un séjour de vingt ans chez son oncle Lavane , et après s’être enrichi, Ya’acov décide de revenir en Erets-Israël chez son père Its’hak qu’il n’a pas plus revu depuis 34 ans. Auparavant, il va devoir faire face à un certain nombre de situations difficiles relatées dans la paracha VAYCHLA’H, et notamment la rencontre  avec ‘Essav, la lutte avec l’Ange, et le viol de sa fille Dina . Nous résumons ci-après un  épisode  de la paracha :
 
b) La rencontre de Ya’acov avec ’Essav el la lutte avec l’Ange.
De retour en Erets-Israël, Ya’acov apprend de ses messagers que ‘Essav vient à sa rencontre accompagné de quatre cents hommes (verset 32.4). Ne sachant pas ce qui l’attend, il agit dans trois directions différentes : il envoie des cadeaux à son frère, implore la miséricorde divine (voir 1. 3.1) et se prépare au combat. En attendant, alors qu’il est resté seul, il est attaqué par un inconnu ; ayant résisté à ses assauts pendant toute la nuit, et étant simplement blessé à la cuisse( voir 1.4) , Ya’acov ne le laisse partir qu’après avoir reçu sa bénédiction.
Quand ‘Essav arrive enfin, Ya’acov se prosterne devant lui et tous les membres de sa famille suivent son exemple. Les deux frères s’embrassent et se quittent « bons amis ». Sain et sauf, Ya’acov s’installe à Chekhem.
 
Commentaires : Le comportement de Ya’acov face à ‘Essav
- Tout au long de la paracha, nous voyons le dilemme de Ya’acov et de sa famille, auquel les Enfants d’Israël vont être confrontés tout au long de l’exil : doivent-ils baisser la tête devant leurs ennemis ou leur résister fièrement par la force.
 
Parfois, les Juifs ont opté pour la première solution, en refusant de se rebeller contre les nations qui les opprimaient. Dans d’autres circonstances, comme à
l’époque des Asmonéens, ils ont secoué le joug par la force. Dans tous les cas, suivant l’exemple de Ya’acov, ils n’oublient pas d’implorer la miséricorde divine.
 
c)  La prière de Ya’acov était attendue (Extrait du texte no Z 0358)
 
- Les messagers envoyés par Ya’acov auprès d’Essav lui rapportèrent que son frère était le même « ‘Essav », plein d’animosité à son égard, et qu’il venait à sa rencontre avec quatre cents hommes.
 
Pourquoi ont-ils fait un rapport aussi    alarmant ? Dieu l’a voulu ainsi, parce qu’Il recherche toujours la prière des justes. En effet, l’ange préposé aux prières des Enfants d’Israël, les prend toutes pour en faire une couronne au Saint béni soit-Il, qui aime tout particulièrement les prières des justes.
Et pourquoi Ya’acov a-t-il eu peur, alors qu’il était accompagné par des anges ? Parce que les justes se fient uniquement à leurs prières et à leurs requêtes personnelles, et non à leurs propres mérites !
 
- La prière de la collectivité a plus de chances d’être agréée par le Saint béni soit-Il que celle d’un particulier (voir 2.6). Mais la prière de Ya’acov, qui était parfaite à tous points de vue, avait autant de valeur que la prière collective aux multiples facettes.
 
(d)  Le commandement de la Paracha : Le rappel de la lutte avec l’Ange
Par le commandement du verset 32.33, la Tora nous interdit de consommer le nerf sciatique (partie arrière de la bête). En observant ce commandement nous nous souviendrons de la lutte avec l’ange. D’après le Midrach, cité par Rachi, l’adversaire de Ya’acov était le génie de ’Essav. Il voulait insuffler en Ya’acov un sentiment d’impureté, de tristesse et de découragement devant toutes les épreuves qu’il devait subir.
 
A Thème 2 : La Haftara ‘Ovadia : (Extrait du texte no N 0379)
 
 (a) Introduction : ’Ovadia d’origine édomite et converti au judaïsme, va prophétiser sur son peuple d’origine. Son nom signifie serviteur de Dieu. Dans la Bible, aucune indication n’est donnée sur la période où il a vécu. D’après la tradition talmudique (Sanhédrin 39b), il aurait vécu pendant le règne du roi d’Israel Ah’av et de sa femme Izével (Jézabel), trois siècles environ avant la destruction du 1er Temple.
 
(b)               Résumé succint de la Haftara
Aux temps messianiques, la cruauté d’Essav lui vaudra chatiment
 
Le prophète ‘Ovadia, d'origine édomite, rappelle l’arrogance d'Essav et annonce le châtiment de son ancien peuple. à cause de sa cruauté envers Ya’acov.
Indifférent et passif devant la barbarie, Edom en vient à commettre des massacres
‘Ovadia prophétise la destruction d’Edom, la délivrance d’Israël et le règne de HACHEM sur le monde entier.
 
c) Rapport entre la Paracha et la Haftara
La rencontre entre Ya’acov et ‘Essav est au centre de la paracha. Avant la rencontre, les messagers que Ya’acov a envoyés pour tester les intentions de son frère aîné le préviennent (Bérèchit 32,7): « Nous sommes allés trouver ‘Essav, ton frère ». Autrement dit, il fait semblant d’avoir des sentiments fraternels envers toi, mais en réalité il est resté le même « ‘Essav » ; dans son for intérieur, il est aussi haineux qu’avant ton départ.
Lors de leurs retrouvailles, ‘Essav « l’embrasse » (vayichakèhou ; ibid. 33,4) mais, comme l’explique Rachi, les points au-dessus du mot vayichakèhou montrent qu’en réalité, ce baiser était plutôt une morsure !
C’est pourquoi, le prophète ‘Ovadia dit dans la Haftara : « Ses retraites mystérieuses sont mises à découvert », ses sentiments profonds sont bien connus en dépit des fausses apparences. Depuis toujours, ‘Essav s’est montré hypocrite. Il a gagné l’amour de son père en lui posant toutes sortes de questions pour lui faire croire à son attachement aux lois de la Tora.
 
Dans la paracha, ‘Essav est en position de force et Ya’acov doit se prosterner devant lui. Cette situation s’est répétée à différents moments de l’Histoire : Les descendants D’Essav ont assisté avec joie aux défaites et aux massacres des Enfants d’Israël.
Mais aux temps messianiques, annonce le prophète ‘Ovadia dans la Haftara (versets 18 et 21), ce sera le contraire : « La maison de Ya’acov sera un feu, la maison d’Essav un amas de chaume : ils le brûleront, ils le consumeront, et rien ne survivra de la maison d’Essav… et les libérateurs monteront sur la montagne de Sion pour se faire les justiciers du mont d’Essav ». Il est remarquable de noter que cette prophétie nous parvient d’Ovadia, un ancien Edomite (donc descendant de ‘Essav), converti au judaïsme.
 
 
 
C Thème 3 : Commandements et halakha
 
(1) Formules de gratitude après le repas (La birkat hamazone*)
 Après avoir mangé du pain, au-delà de la quantité fixée par nos maîtres, ou l’un des sept fruits mentionnés dans Dévarim 8.8 , une fois rassasié , nous avons l’obligation de réciter la Birkat hamazone*  (commandement no 428).
 
La Guemara pour dimanche nous présente sur ce sujet un débat entre l’Ecole de Chamaï* et l’Ecole de Hillel. (Extrait du texte no G 0341)
- La septième michna du huitième chapitre de Bérakhot rapporte une controverse à propos de celui qui a oublié de réciter la Birkat ha-mazone* à l’endroit où il a pris son repas : selon l’Ecole de Chamaï*, quand il se rend compte de son oubli, il doit retourner sur place pour s’acquitter de son obligation ; selon l’Ecole de Hillel, il peut réciter Birkat ha-mazone là où il se trouve.
- Une baraïta* rapporte la suite de la discussion entre les adeptes de Hillel et de Chamaï. « Les premiers dirent aux seconds : D’après vous, celui qui a mangé au dernier étage d’un grand immeuble doit-il remonter tout en haut pour réciter la Birkat ha-mazone ? » Les autres répliquèrent : « Et s’il avait oublié là-haut son porte-monnaie ne retournerait-il pas le chercher ? S’il agit ainsi quand son intérêt est en jeu, il en va de même, à plus forte raison, en l’honneur du Ciel ! »
 
(2) Etudier la Tora et l’enseigner
 
La Tora nous ordonne de l’étudier et de l’enseigner (commandement no 428).        
 A qui et comment l’enseigner ? Voici ce qu’en dit Rambam
                                                      (Extrait du texte no H 0343)
- On n’enseigne la Tora qu’à un élève digne, qui se conduit bien, ou à un inconnu auquel on accorde le bénéfice du doute. En revanche, si quelqu’un se conduit mal, on doit le ramener vers le bien, le guider sur le droit chemin et le soumettre à un examen de bonne conduite ; ensuite,on peut l’accepter dans la maison d’étude et lui enseigner.
-Comment doit-on se mettre pour enseigner ? Le maître est assis à la première place et les élèves l’entourent comme une couronne, afin que tous puissent le voir et l’entendre.
 
(3) Honorer et respecter les sages
Nous avons l’obligation d’honorer les sages et de nous lever devant eux (Vaykra 19.32, commandement no 222). Sont considérées comme tels, les personnes connaissant la loi ainsi que les personnes âgées respectées pour l’expérience accumulée au fil du temps. Tous ces sages, nous servant de modèle et d’exemple méritent qu’on les honore.
 
La Halakha  pour mercredi tirée du Rambam nous enseigne que le respect dû au maître inclut l’interdiction d’enseigner en sa présence, ou sans son autorisation. (Pour plus de détail se reporter au texte H 0367).
 
 
(4) Lois sur les dommages et blessures causées par l’action humaine
 
Nous reportons ici quelques questions traitées dans La Michna pour mercredi :   Quelles sont les indemnités versées par un agresseur en cas de coups et blessure ? Comment évaluer le dommage matériel, les frais médicaux, la souffrance, l’indemnité pour l’incapacité de travail de la victime et pour la honte qui lui a été infligée ? Dans quels cas, l’agresseur doit-il verser à sa victime une indemnité pour la honte qu’il lui a fait subir ?
 (Pour plus de détails se reporter au texte no M 0364)
 
 
 
D Quelques textes de extraits portant sur les commandements de la Tora 
 
(1)  Introduction :
     Le Traité de Guemara de Makkot (23 : b) nous indique que 613 commandements ont été donnés à Moché : 248 positifs (fait) et 365 négatifs (ne fait pas). Ils figurent tous dans la Tora, mais c’est seulement à partir du dixième siècle environ, que les premières nomenclatures ont été établies.
      Une première numérotation les répertorie de 1 à 613 dans l’ordre d’apparition dans les parachiotes, Rambam, dans son livre Sefer Hamitsvot les a numérotés de 1 à 248 d’une part et de 1 à 365 d’autre part. Voici ce que nous enseigne le Hok-lé-Israël de cette semaine à propos de ces deux groupes.
                
(2)  Les commandements positifs (Extrait du texte no m0352) :
 Les commandements positifs de la Tora se divisent en deux catégories :
 
 . Première catégorie : Les devoirs du cœur :
               croire au Dieu unique, avoir confiance en Lui et accepter Ses décrets,
               croire en Ses prophètes et à Sa Tora, Le craindre et observer Ses lois,
               penser toujours à Ses bienfaits et à Ses prodiges…
 
.Deuxième catégorie : Les devoirs du cœur en association avec un autre    organe : par exemple,
         la lecture la Tora, l’étude, la prière, le jeûne et la charité, chômer le Chabat et les fêtes, accomplir pendant la fête de Soucot (fête des tabernacles), la mitsva* (commandement) de résider pendant sept jours dans la souca* et d’agiter le loulav composé des quatre espèces, accomplir la mitsva de mettre les tsitsits*(franges rituelles) …
 
- Pour tous les bienfaits dont Dieu nous a comblés, dans Sa bonté infinie, jusqu’à ce que notre intelligence parvienne à maturité, nous devons soumettre notre esprit à Son autorité et Le servir avec empressement, comme un esclave devant son maître, en devenant de plus en plus humble de jour en jour.
 
(3) Les commandements négatifs (Extrait du texte no m0360) 
- Ils se divisent également en deux catégories :
 
. Première catégorie : Les devoirs du cœur :
 par exemple, écarter toute forme de polythéisme et d’anthropomorphisme, extirper l’orgueil de son cœur, ne pas mépriser ses semblables ni les paroles
 
des prophètes, rejeter le mal, les méchants, la jalousie, la convoitise et ne pas éprouver de la répulsion devant les décrets du Créateur.
 
. Deuxième catégorie : Les devoirs des membres :
 ne pas rendre un culte à une autre puissance que Dieu, se garder de la médisance, du faux serment, du mensonge, des interdits alimentaires, du meurtre, du vol…
 
- De manière générale, l’homme doit suivre la voie du juste milieu dans son alimentation, sa tenue vestimentaire, sa vie intime, ses affaires commerciales et dans tous les domaines de l’existence, comme il est dit (Téhilim 112,5) : « Heureux l’homme compatissant, qui prête et qui règles ses affaires d’après le droit ».
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