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Feuillet de la semaine composé d’extraits choisis parmi  

les 48 textes du ‘Hok-Lé-Israël de Parachate Bo.

 

A Thème 1: le récit de la sortie d' Egypte

(A1) La sortie d’Egypte et la célébration de la naissance du peuple Juif

(Paracha : Extrait du texte T0714)

 

Introduction : Malgré sept premières plaies infligées à Pharaon et à son pays pour obtenir la  libération de ses esclaves hébreux, le souverain égyptien persiste dans son refus.

Vingt-six premiers versets

 - La plaie des sauterelles et celle des ténèbres.

Vingt-six versets suivants

L’annonce de la dernière plaie, décisive, et le premier agneau pascal de l’Histoire.

Dans la suite de la paracha

- L’obligation de fêter Pessa’h.

- Le massacre des premiers-nés égyptiens et la sortie d’Egypte.

- L’obligation de l’agneau pascal pour les générations suivantes.

- L’obligation d’offrir le premier-né des animaux et de racheter le premier-né de chaque mère juive.

- L’obligation des Téfiline du bras et de la tête.

 

 Commentaire tiré de Rambane* : La sortie d’Egypte, qui est le sujet principal de notre Paracha, occupe une place importante dans la tradition et la vie juive. On est tenu de la rappeler chaque jour et de la raconter en détail une fois par an, à la fête de Pessa’h.

Cet événement est capital, parce qu’il marque la naissance du peuple Juif en tant que nation libre et autonome, qui n’a d’autre Maître que le Saint béni soit-Il qui l’a libéré de l’esclavage, comme il est dit dans le premier des dix commandements (Chémote 20,2) : « Je suis l’Eternel ton D.ieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage ». Et il est écrit aussi (Vayikra 25,55) : « C’est à Moi que les Enfants d’Israël  appartiennent comme esclaves ; ce sont Mes esclaves à Moi qui les ai tirés d’Egypte ».

Nous devons nous souvenir de la sortie d’Egypte en tant qu’événement fondateur de notre peuple, comme chaque nation qui se rappelle ses origines de son Histoire, car un peuple sans passé et sans mémoire n’a pas d’avenir.

Mais Rambane perçoit ici un message encore plus important. En effet, à partir de grands miracles manifestes, on en arrive à croire aux miracles cachés qui sont le fondement de la Tora tout entière. Car un homme n’a aucune part à la Tora de Moché notre maître s’il n’est pas convaincu que tout ce qui nous arrive tient du miracle et qu’il ne s’agit pas d’événements « naturels ». D’après lui, le rappel de la sortie d’Egypte par les Téfiline et d’autres commandements y afférents vient enraciner en nous, dans le présent, la foi dans le Créateur et la Providence ! 

 

(A2) Réjouir D.ieu par le récit de la sortie d’Egypte

(Zohar : Extrait du texte Z0694)

On est tenu de raconter et de vanter la sortie d’Egypte ; celui qui s’acquitte avec joie de cette obligation est appelé à se réjouir avec la Présence divine dans le monde futur. Car c’est une joie partagée : l’homme se réjouit de son Maître et le Saint béni soit-Il se réjouit de son récit. Il rassemble tous les êtres célestes et leur dit : « Venez écouter l’histoire que Mes enfants racontent à Mon sujet en se réjouissant de la délivrance que Je leur ai accordée ! » Alors, ils viennent tous écouter le récit élogieux des Enfants d’Israël qui célèbrent leur libération et remercient le Saint béni soit-Il pour tous les miracles et les prodiges accomplis en leur faveur et pour avoir fait d’eux un peuple saint qui a la chance de résider en Terre sainte. Par leur récit et leurs louanges, l’Eternel se réjouit comme un roi qui est glorifié et vénéré davantage lorsque ses sujets louent sa puissance.

On pourrait objecter : Pourquoi faut-il raconter les miracles ? Pourtant le Saint béni soit-Il sait tout  – passé, présent et avenir ; à quoi bon proclamer les miracles qu’Il connaît parfaitement ? Il faut le faire parce que Sa gloire s’en trouve renforcée ici-bas et dans les sphères célestes…

 

B Thème 2: appel au repentir

 

(B1) L’importance de reconnaître ses fautes (suite du texte du Zohar ci-dessus)

De même, pourquoi un pécheur est-il tenu d’expliciter ses péchés alors que D.ieu les connaît parfaitement ? Il doit le faire, parce que l’Accusateur se tient sans cesse devant le Saint béni soit-Il et demande justice pour toutes les transgressions commises. En avouant ses péchés, l’homme lui enlève les mots de la bouche et le réduit au silence !

 

(B2) La gravité des relations interdites (tiré du texte du Moussar  m0712)

Celui qui s’est uni à une femme interdite pour cause de parenté ou à une non-Juive, ou qui a eu une vaine émission de semence regrettera amèrement d’avoir irrité son Créateur.

Comment peut-il porter des habits en soie alors qu’il est revêtu d’impureté et l’habit de son âme est sali, souillé, déchiré et couvert de honte ?

Comment peut-il s’ériger en maître sur ses serviteurs alors qu’il est méprisable devant D.ieu et considéré comme abject par toute l’armée céleste, parce qu’un héraut proclame : « Voici le serviteur qui s’est rebellé contre son Maître ! »

C’est pourquoi, il doit méditer sur lui-même, revenir vers D.ieu et Le servir ; Sa droite est tendue pour accueillir les repentis !

 

(B3) Le pécheur doit s’adresser à un médecin de l’âme (tiré du Moussar m0720)

Si un patient est prêt à payer le prix fort et à accorder des honneurs à un médecin réputé, il faut le faire a fortiori  pour se guérir de maux spirituels, qui sont encore plus graves et causent de grandes souffrances.

Le pécheur doit demander aux Sages comment réparer le mal commis et écouter avec humilité la voix de ces maîtres.

Après avoir médité sur ses errements passés, il fera connaître ses maux au médecin de l’âme qui le guidera sur le droit chemin et lui indiquera les rites de pénitence auxquels il devra se conformer. Et l’Eternel qui attend le retour des repentis lui viendra en aide pour l’honneur de Son nom !

 

C Theme 3: De la responsabilité des hommes les uns envers les autres

 

(C1) Il est grave et dangereux de peiner son prochain et surtout sa propre femme (Guémara : Extrait du texte G0701)

 

Introduction : La dixième michna du quatrième chapitre de Baba Métsi’a (texte M0652) enseigne : « De même qu’il est interdit de léser quelqu’un dans une affaire commerciale, il est défendu aussi de lui porter atteinte par des paroles blessantes ». Suivant un enseignement rapporté précédemment (voir ‘HokléIsraël, Parachat Vaèra, Guémara pour mardi), causer à quelqu’un une humiliation publique équivaut à un meurtre.  

Traduction du passage

- Rabbi Yo’hanane déclare au nom de Rabbi Chim’one ben Yo’haï : Mieux vaut se jeter dans une fournaise ardente que de faire blêmir son prochain en public ?

De quel personnage biblique le déduisons-nous ? De Tamar, la bru de Yéhouda, car il est écrit à son sujet (Bérèchite 38,25) : « On la fit sortir et elle envoya dire à son beau-père : Je suis enceinte du fait de l’homme à qui ces choses appartiennent ». Bien que risquant la peine de mort en ne dénonçant pas Yéhouda, elle ne l’accusa pas explicitement pour ne pas l’humilier en public.

- Rav ‘Hinana fils de Rav Idi explique : Quel est le sens du verset (Vayikra 25,17) : « Ne vous lésez pas l’un l’autre (Amito) » ? Par un jeu de mots, on peut le comprendre ainsi : Ne lèse pas celui qui, comme toi (« ‘Im Chéitkha »), est soumis à la Tora et aux Mitsvote.

- Rav recommande à chacun de veiller particulièrement à ne pas peiner sa femme par des paroles blessantes, car les critiques la touchent jusqu’aux larmes et entraînent un châtiment immédiat. 

 

(C2)  L’influence des parents sur leurs enfants et de la femme sur son mari  (Michlè : Extrait du texte K0683)

Rappel : Pour mémoire, les versets précédents font ressortir le contraste entre le Juste et le méchant, le sage et le sot…

 

Traduction incluant des commentaires des Métsoudote*

13.24. Ménager les coups de bâton, c’est haïr son fils en le laissant se dévoyer et courir à sa perte par indifférence et manque d’éducation. Mais avoir soin de le corriger dans sa jeunesse, en le modelant à souhait au moment où l’on peut encore l’influencer, c’est lui témoigner de l’amour.

13.25.  Le juste mange à satiété des nourritures saines en n’abusant pas de la bonne chère par gourmandise, mais le ventre des méchants n’en a jamais assez.

14.1. La sagesse des femmes édifie la maison ; leur folie la renverse de leurs propres mains.

14.2. Qui craint l’Eternel suit le droit chemin ; qui s’en écarte méprise l’homme de foi, en le considérant comme un sot.

 

(C3) Réjouissance des mariés, la crainte du ciel et les salutations

(Guémara : Extrait du texte de n° G0677)

(…)       (c) Selon Rabbi Abahou, celui qui réjouit les mariés a autant de mérite que s’il avait apporté une offrande de gratitude, car il est dit dans la suite des propos de Yirmeya sur la joie des mariés : « Ils apportent une offrande de gratitude à la maison de l’Eternel ».

D’après Rav Na’hmane bar Yits’hak, réjouir les mariés, c’est comme reconstruire l’une des ruines de Jérusalem, puisqu’il est écrit à la fin du même verset : « Car Je ramènerai les captifs de ce pays comme jadis, a dit l’Eternel ».

(d) Rabbi ‘Helbo a rapporté cet autre enseignement de Rav Houna : Celui qui est animé de la crainte du Ciel, ses paroles sont entendues, comme le laisse entendre le verset (Kohélète 12,13) : « Conclusion du discours – tout est entendu, crains D.ieu, car c’est là tout l’homme ». En d’autres termes : Si tu crains l’Eternel, tes propos seront entendus.

- Quel est le sens de « c’est là tout l’homme » ?

Rabbi El’azar explique : Le Saint béni soit-Il dit : Le monde entier n’a été créé que pour cet homme-là qui craint D.ieu.

Rabbi Aba bar Cahana comprend le verset ainsi : Cet homme vaut à lui seul le monde entier.

D’après Rabbi Chim’one ben ‘Azaï (ou Rabbi Chim’one ben Zoma), le monde entier n’a été créé que pour lui servir de compagnie et le soulager de sa solitude.

 

(e) Troisième enseignement de Rav Houna, rapporté par Rabbi ‘Helbo : Il faut devancer les saluts de son prochain, car il est dit (Téhilim 34,15) : « Recherche la paix et poursuis-la » en étant encore plus prévenant que l’autre. Quant à celui qui ne répond même pas au salut qui lui est adressé, c’est un « voleur », car il est dit parmi les reproches adressés aux Enfants d’Israël (Yécha’ya 3,14) : « Vous avez détruit la vigne, le vol du pauvre est dans votre maison ». Est-ce seulement le vol du pauvre qui est répréhensible ? Mais en fait, le prophète veut dire qu’en ne répondant pas au salut d’un pauvre, on lui vole sa dignité, qui est son seul bien.

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