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 Le Zohar
Rav Yéhouda Nahouri
 
a. Introduction
 
a1. La Kabala : Avant de traiter du Zohar, puisque certains de ses extraits sont ramenés dans le ‘Hok-Lé-Israël, il convient de parler de la Kabala. A ce sujet le Rabbin Claude Sultan dans son étude sur le ‘HOK-LE-ISRAEL, présentée un peu plus loin dans cet ouvrage, nous livre de nombreuses remarques et informations la concernant, c’est pourquoi nous serons brefs.
Toute définition étant réductrice, il n'est point question de définir la Kabala mais d'en parler dans une atmosphère rejoignant l'inexprimable.
 
A ses débuts, la Kabala était cachée chez certains Sages qui se gardaient de la rendre publique. Elle a été cependant succinctement dévoilée, au grand nombre au cours des générations.
Tout Juif sait que Moche Rabénou (Moïse) a reçu sur le Mont Sinaï la Tora écrite et la Tora orale. Cette dernière contient, d’une part les détails concernant les Mitsvote (commandements), constituant sa partie dévoilée, mais d'autre part une partie cachée: les secrets de la Tora.
 
Ces secrets ont été transmis de maître à élève tout le long des générations. Jusqu'à ce jour, bien que de nombreux ouvrages aient été écrits, la connaissance de la Kabala reste encore orale parce que l'oral ne peut se réduire à l'écrit, et l'écrit lui-même s'exprime dans ces ouvrages dans des formules inaccessibles, si ce n’est sous la direction de l'enseignement oral d'un Maître.
 
a2. Le Zohar : C'est un fait que dans la tradition Kabbaliste et chez l'ensemble du peuple Juif, le Zohar occupe une place centrale. Quelle en est la raison?
Le Zohar a été la source d'inspiration de tous les Kabbalistes (d’où sa place irremplaçable) et parmi eux : Le Rav Moché Cordovero, Le Ari* (Rabbi Yits’hak Louria, le Gaone de Vilna*, tous les Hassidim, le Ram’hal* et les maîtres sépharades. Mais ce qui l'a rendu proche de tous, c'est qu'il constitue dans l'ensemble de ses parties une explication des versets de la Tora à travers les différents Parachiote. Les autres écrits Kabbalistiques par contre, traitent des secrets de la Tora non nécessairement en rapport avec ces versets.
 
Avant de quitter ce paragraphe et en conclusion, nous voudrions affirmer de façon péremptoire que la Kabala n'est aucunement une mystique, mais une connaissance profonde et très précise dont le but n'est point la création d'un état « sublime » ou autre. Elle est plutôt une invitation pressante à la prise de conscience des réalités «non vues» de la création de D.ieu dans l'intention de construire l'homme d'Israël « le Oved Hachem » en rapport d'unité avec son peuple et sa terre.
 
b. Historique et controverse :
Tous les kabbalistes attribuent le Zohar à Rabbi Chim’one Bar Yohaï. Par contre des auteurs non kabbalistes (religieux ou non) remettent cette évidence en question. La position de ces derniers est fondée sur le fait historique que le Zohar a été «publié » en 1275 (selon leur compte) par Moché de Léon (ville en Castille).
On serait tenté d’amener ici les détails et auteurs de la controverse, nous préférons à priori aborder ce problème par une méthode qui n’a rien de commun avec l’approche universitaire ou autre. La raison en est que l’histoire est descriptive des faits, (dont la certitude est dans une recherche infinie) mais non point de leur contenu enraciné dans l’Essence de la réalité « vue et non vue ».
Par ailleurs, il convient de rappeler que de nombreux auteurs Tanaïm* et Amoraïm* autres que Rabbi Chim’one Bar Yohaï sont cités dans le Zohar ; c’est un « Argument » supplémentaire dans le sens de ces auteurs. Cette controverse mérite d'être élucidée, tant pour elle-même que pour le lecteur. Elle se fera à travers deux points essentiels :
 
b1. Dévoilement tardif du Zohar: La aussi nous emploierons la méthode mentionnée plus haut. Une référence à l'hésitation de nos Sages à propos de l’insertion de Kohélète (l’Ecclésiaste) dans le canon biblique*, nous aidera à comprendre de quoi il s'agit. Nos Rabbins étaient perplexes quant à ce livre présentant apparemment de nombreuses contradictions. Par la suite, Le Talmud les a réduites brièvement en nous livrant la clé.
 En appui, nous voudrions citer ici l'explication du Rav Kook* dans son ouvrage «Ein ayaé » (explication des Agadote du Talmud) : Tout texte prophétique qui se dévoile dit-il, ne saurait automatiquement être mis à la disposition de tous. Il est parfois nécessaire de le mettre de coté (le cacher selon l'expression du Talmud) provisoirement. Mais de quel texte parle-t-on?
 
Le Rav Kook nous enseigne que certains textes sont de l'ordre du futur, leur compréhension se réalisera à leur moment adéquat. C'est la raison pour laquelle ils présentent des « contradictions » dans notre présent. Le Rav indique que toute idée enracinée dans un Monde élevé se dévoile provisoirement sous forme de contradictions (à réduire) puisque inexprimable et attend le temps correspondant à sa compréhension ; d’où l'hésitation de nos Sages. L'explication du Rav éclaire la raison du retard important de la parution du Zohar .Le livre en effet est difficile et exprime les secrets de notre Monde et ses relations avec D.ieu.
 
Le moment de sa parution correspondait à l'envahissement des esprits par la théologie juive à cette époque, qui développait un courant et une approche différente de celle du Zohar. Les Kabbalistes voulaient ainsi endiguer la  propagation de cette philosophie religieuse (Explication du Rav Ashkenazi (Manitou) et du « Chomer Emoumim Hakadmone » par Joseph Igrace.
La suite de l'histoire a bien montré que le peuple Juif dans son ensemble et à travers les différents pays a suivi les enseignements de la Kabala et a adopté bien nombre de ses institutions et comportements. La théologie juive, a par contre continué uniquement à travers ses spécialistes.
          Ainsi toute référence historique dans ce domaine, n’a donc aucun sens et laissons les «décortiqueurs» de la forme se perdre dans les méandres de l'inutile. Car c'est de l'éternité dont on parle.
 
b2. Autres auteurs en dehors de Rabbi Chim’one. Il convient ici de se référer au livre des psaumes ayant comme auteur le Roi David*. Or, à sa simple lecture, apparaissent d'autres compositeurs parmi eux, le premier homme Assaf qui apparaît au psaume 50 et autres.
David, chantre d'Israël est un personnage particulier dont la Néchama (l’âme) est l'expression d'une volonté, voulant restituer à D.ieu sa parole à partir de ce Monde, après Sa descente vers l'homme sur le mont Sinaï. D’où la division des psaumes en cinq livres à l'instar des cinq livres de la Tora. Cette identité «nichmatique» a précédé David (Adam Harichone) et apparaît aussi postérieurement au cours des siècles: exemple: les psaumes du Ram’hal (Rabbi Moche Hayim Luzzato).
Il en est de même pour les auteurs cités par le Zohar autres que Rabbi Chim’one Bar Yohaï. Là encore la référence à l'histoire et à certaines dates s'avère une déviation par rapport au métahistorique.
 
Par ailleurs l'adhésion à l'authenticité du Zohar et à son ancienneté par nos plus grands maîtres au cours des générations tels le Ari*, Rav Moche Cordovero, le Gaone de Vilna*, les ‘Hassidim et tous les Kabbalistes sefardim sans exception, constitue pour nous une évidence concernant cette controverse.
La Tradition de nos Sages est pour nous (le peuple Juif) un Absolu.
Ce point établi, nous voudrions présenter une dernière interrogation fondée sur le fait que l'existence du Zohar n'est point mentionnée dans le Talmud. Cette question nous parait étonnante.
 
En effet le Talmud nous rapporte que Rabbi Yo’hanane Ben Zakaï avait la connaissance de « l'Œuvre de la Mérkava* » (char divin exprimant la providence divine) et « l'Œuvre de commencement » (Ma’assé Bérèchite*).
Par ailleurs une michna du traité Haguiga enseigne :
« On n'interprète pas à deux « l'Œuvre du commencement » et l’on n'étudie même pas seul «l'Œuvre de la Mérkava». Le traité Sanhédrine fait mention quant à lui du «Livre de la formation » (Séfer Hayétssira*) que quelques Sages ont mis en application dans certaines circonstances. Existent en outre d'autres textes à ce propos, mais par volonté de concision nous avons évité de les rapporter.
 
Le Talmud qui a précédé de plusieurs siècles la parution du Zohar, était donc bien au courant de ces textes ésotériques.
Ne serait-il pas superflu de rappeler les visions des prophètes Yé’hézkel (Ezéchiel) et Yécha’ya (Isaïe) ayant devancé un long temps le Talmud ?
 
c. Contenu du Zohar:
 
c1. Le texte général du Zohar, se divise selon les Parachiote de chaque semaine, où une partie de ses versets est expliquée selon son approche particulière, évidemment Kabbaliste. Elle consiste en une lecture tenant compte du sens littéral mais en référence avec l'implication secrète de l'écrit et de la sagesse qui en est sous-jacente.
Pour exemple (relativement simple): Rabbi Chim’one, dans la Paracha «Béha’alotkha» nous met en garde contre la compréhension simple des événements historiques de la Tora et affirme qu'ils sont le dévoilement des Mondes et des structures supérieures que la personnalité en question, à travers son libre arbitre, introduit dans notre Monde ici bas. Pour illustration: la vertu de ‘Hessed constitue une structure morale précédant l'apparition d'Avraham Avinou, cependant c'est a travers lui qu'elle s'est dévoilée dans notre Monde.
 
c.2 Le Zohar contient en outre d'autres enseignements tels que :
a.    « Le Raya Néhémna » (le berger fidèle : Moché Rabbénou),
b.    « Les Sitreï Tora » (secrets de la Tora),   « Midrach Hané’elam » 
ainsi que quatre sections qui constituent la partie la plus intérieure du Zohar :
c.    «  Idra Démickena : Parachate Michpatim »
d.    « Idra Raba: Parachate Nasso »
e.    « Idra Zouta: Parachate Haazinou »
f.      « Sifra Disniouta: Parachate Térouma »
 
Le « Sifra Disniouta » : ressemblerait à la Michna (dans le Talmud). Il contient les « secrets des secrets ».
Les « Idrote Raba et Zouta » contiennent tous les éléments les plus cachés de la Kabala : Description des « Mondes », des «Visages», des «Séfirote* », des «revêtements» et les secrets du Char («Ma’assé Mérkava* »)
Le « Idra Zouta » est le dévoilement de Rabbi Chim’one le jour de sa mort: complément des dévoilements de « Idra Raba ».
Les deux Idrote seraient la Guémara, c'est-à-dire l'explication de cette « michna ». Dans les deux Idrote, l'ensemble de la Kabala est enseigné. Elles ont été les sources d'inspiration du Rav Moché Cordovero et de son disciple le Ari (Rabbi Yit’shak Louria).
«Le Idra démichkena» Enseignement à propos des sens (odorats…) spirituels et des éléments constitutifs du langage et de la distribution des lettres de l'alphabet hébraïque.
Tout cet édifice a pour source le «Séfer Hayétssira*» attribué à Avraham Avinou.
 
d. Méthode: Le Zohar emploie des termes empruntés « au Monde d'en bas » et les différents membres du corps humain, pour exprimer les secrets des « Mondes d'en haut » L'explication de cette méthode exigerait un développement trop long pour le cadre de cette introduction.
A ce propos, Rabbi Chim’one Bar Yohaï avant de dévoiler son enseignement met en garde ses auditeurs par ce verset: « Maudit sera celui qui érigera une idole, fabriquée par les mains de l'homme et tout le peuple dira Amen ».
Pour être plus complet à propos de cette méthode, il nous parait indispensable de donner un aperçu sur les différentes lectures de textes de la Tora, des prophètes…telles qu'elles nous ont été transmises par nos Sages et répercutées dans le Zohar. Existent en effet quatre niveaux de lecture des textes, complémentaires les unes des autres bien qu'apparemment différentes et contradictoires.
 
Première lecture: Le Pchate* : Lecture littérale, descriptive des faits ou commandements, dans leur existence concrète. Cette lecture est bien entendu vraie et absolument indispensable, puisqu'elle s'adresse à l'homme dans sa réalité d'en bas qui a pour fonction essentielle de réparer ce monde-ci par la Tora. Cette lecture se nomme Pchate. Il serait superflu de donner un exemple la concernant.
 
Deuxième lecture: « Le Rémez*: lecture allusive.
Le Pchate existe pour lui-même mais fait allusion à une réalité plus haute dont il est l'expression. Il est bien évident, qu'aucun écrit ne se présente à nous sans allusion à un monde plus intérieur, ne serait-ce entre autres l'intention de son auteur dont on ne saurait nier l'existence.
Il convient de préciser que cette deuxième lecture, ne contredit pas le Pchate, mais au contraire l'élargit et le rend plus général.
 
Nous voudrions insister sur le fait que cette deuxième lecture serait également valable pour l'ensemble des langues suffisamment élaborées; cependant seul Israël a su pratiquement conserver ce niveau du «Lachone Hakodech » et le renouvelle de manière permanente.
Ce n'est donc point le fruit du hasard, si on parle de cette lecture allusive à propos du «Lachone Hakodech», alors que concernant les autres langues le silence s'est fait à leur égard par leurs propres détenteurs.
 
Exemple du Rémez: Dans Chémote (exode, 25.2 et 3)
Verset 2: « Pendant la durée de six jours, la besogne sera faite, mais le septième jour ce sera pour vous jour de sainteté, Chabat de D.ieu. Toute personne qui effectuera une besogne sera punissable de mort ». Verset 3: « pendant le Chabat, vous n'allumerez point de feu dans toutes vos demeures. »
Le verset 2 interdit explicitement toute besogne interdite le chabat. Pour quelle raison le verset 3 met il en exergue l'allumage du feu?
Le traité Sanhedrine 35b nous livre une réponse au niveau de la Halakha, cependant dans ce verset, un mot reste superflu: « dans toutes vos demeures ». L'interdiction serait-elle limitée dans l'espace? Ce serait inconcevable.
L'école de Rabbi Yichma’el intervient pour nous enseigner qu'aucune condamnation à mort prononcée par un tribunal ne saurait être exécutée le Chabat. Elle sera reportée à plus tard. Cette explication se fonde sur le mot « demeures » (plus littéralement en hébreu: endroit de siège) qui fait allusion au siège du tribunal; et autres indications du texte que nous ne citons pas, par volonté de brièveté. Comment concilier l'interdiction de l'allumage du feu avec le report de la mort? La comparaison de nos Sages semble artificielle. Il n'en n'est rien bien évidemment.
 
Brièvement l'explication en est ainsi: Le feu, malgré ses utilisations positives, est essentiellement destructeur (Cf Sforno* sur le verset).
Il est par ailleurs le moyen de transformation du monde par l'homme donc de la possibilité de sa coupure par rapport au Créateur. Le renouvellement est par contre la reconstitution du bien perdu, le renouvellement de la vie. Il serait donc impossible de supprimer la vie ce jour là.
Le feu quel qu'il soit (allumage ou mise à mort) ne saurait être employé le Chabat. Devant nous, le passage du Pchate à l'explication allusive amplifiante et généralisatrice. Les deux dernières lectures venant à présent, concernent uniquement les approches spécifiques du peuple d'Israël.
 
Troisième lecture: Le Midrach (le Drach*) :
Lecture de la recherche et de la comparaison.
Cette lecture est effectuée sur le texte pour décrire en général le fond de toile des événements ou commandement en mettant en évidence ce qui les a précédé et les a suivi. Par ailleurs, le Midrach met en comparaison des textes d’allure semblable sans parfois tenir compte de leur dimension historique, et cela dans une intention à priori de mettre en évidence l'Unité qui se profile derrière les textes eux-mêmes.
 
Exemple : Dans le livre des Proverbes vers sa fin, nous entendons cette affirmation: « mensongère est la grâce, vanité la beauté, la femme vertueuse, elle, est à louer »
Cette phrase est énoncée dans le dernier chapitre des Proverbes décrivant les qualités et agissements de la femme vertueuse.
On comprend aisément la leçon de ce chapitre. Cependant nos Sages ne se sont pas contenté du Pchate. Ils nous expliquent que cet enseignement concerne essentiellement « l'assemblée d'Israël » dans son comportement face à D.ieu et ce, parallèlement au sens du Pchate.
 
Il est donc clair que le comportement de la femme vertueuse est le dévoilement,
au niveau particulier, de celui de l'Assemblée d'Israël. Les choses ne se terminent point-là. En effet, dans le traité Sanhedrine 20a est donné l'enseignement suivant.
« Mensongère est la grâce »: c'est la génération de Moché.

 

La femme vertueuse est louable: c'est la génération de Rabbi Elay dans laquelle 6 étudiants se revêtaient d'un même habit et s'occupaient quand même de Tora.
Le « Mécheh ‘Hokhma » dans son commentaire sur Parachate « Haazinou » nous explique cet enseignement:
 
« Le but essentiel du peuple d'Israël dans ce monde-ci est de choisir une conduite spirituelle par l'insertion dans le monde de la nature, cela consiste en l'obligation de moissonner, de rassembler sa récolte et en faire bénéficier les serviteurs de D.ieu. Ce mode de vie est en lui-même l'expression du spirituel.
 
Ce qui n'était pas la réalité du Temps de Moché Rabénou, où les cadres de la nature avaient été entamés par la Providence miraculeuse de D.ieu. Le peuple n'avait dans ce temps aucune participation. A ce genre de vie, donnerons-nous le qualificatif d'idéal? Il ne s'agit ici que d'une vie dans l'au delà, vu des anges.
Le Salut prodigué par D.ieu à la génération du Roi Ezéchias était du même genre que la Providence miraculeuse du temps de Moché.
 
La femme vertueuse quant à elle obtient son mérite par ses efforts de l'intérieur du monde de la nature c'est bien la génération de Rabbi El’ay
Cet exemple d'explication part du Pchate dans une volonté de compréhension profonde, de comparaison et de relation à l'histoire d'Israël, et même avec un anachronisme (Salomon, Ezequias) .La beauté, la grâce reçues à priori, ne sont point comparables avec le mérite acquis par l'effort. Le Pchate, comme nous le voyons, coïncide absolument avec le Drach et inversement, car ils participent d'une même structure dévoilée à nous par nos Sages.
 
Quatrième lecture: « Le Sod* » : Lecture des secrets de la Tora, décrits essentiellement dans la Kabbale et en particulier dans le Zohar. Nous sommes ici au point culminant de la compréhension du texte à tous ses niveaux. Ce Sod est généralement réservé à une minorité qui aurait investi pendant de longues années dans ce domaine. Il reste, cependant ouvert et accessible à tout un chacun à partir de l'enseignement d'un Maître. Ces secrets sont descriptifs des structures de la création, de la Providence de D.ieu, de la réalité véritable de ce monde et des mondes ultérieurs, en regard du texte littéral, et des autres lectures précédemment énoncées.Il s'agit donc, à travers ces lectures, de comprendre les textes de la Tora dans l'unité de ses quatre niveaux.
 
En fin de compte, nous comprenons qu'il n'existe qu'une seule lecture déployée à travers quatre degrés. Le Zohar, nous procure tout cela, et nous
 fait pénétrer dans un monde sublime rempli des parfums des mondes à venir.
 
Exemple parmi bien d'autres du Zohar: Verset dans Cantique des Cantiques 4:6
Traduction inspirée de Rachi: « Lors de l'expansion du jour et de l'évanouissement des ombres, je m'en irai alors au Mont Moria (mont du temple) et à la colline du Levona (Beit Hamikdach*) ». Rachi explique:
«Au moment de l'intensité du soleil et lorsque la canicule rendra l'ombre inutile, Je te délivrerai et j'irai m'installer au Mont Moria ». D.ieu promet à Israël qu'après la génération de Chofni et Pin’has (enfants d'Elie le grand prêtre) au cours de laquelle le nom de D.ieu sera profané, il choisira alors de se dévoiler au Mont Moria où les offrandes d'Israël seront de nouveau exaucées (cette explication Drach défie toute référence historique mais cela a été compris précédemment dans l'exemple du Drach). Le Zohar, quant à lui, sans contredire Rachi adopte une autre direction. 
Rabbi Yits’hak « ouvre » le verset (ouvrir le verset c'est en donner sa lecture cachée) et dit :
 
Lors de l'expansion du jour: il s'agit dans ce verset de l'exil d'Israël qui sera asservi jusqu'à la fin du jour par les nations du monde.
Nous avons en effet appris que l'asservissement d'Israël par les nations sera uniquement une durée d'un jour, jour de D.ieu d'une longueur de 1000 ans. C'est alors que les déchets des nations (ombres) seront évacués et son retour à Sion et au Beit Hamidrach sera rendu possible.
Rabbi Yossi ajoute, « si Israël devrait être asservi au delà de 1000 ans. Ce ne sera point la conséquence du décret du Roi, mais du manque du retour d'Israël. Et lorsque les vicissitudes prévues dans la Tora se seront réalisées, je te rassemblerai du dessous des Cieux… »
 
Dans ce passage le Zohar décrit la structure intérieure à la volonté de D.ieu qui se dévoilera à travers les événements historiques d'Israël.
Lecture secrète (Sod) concernant le jour, les ombres et le retour. Nous avons choisi volontairement cet exemple en rapport avec sa « simplicité », le Zohar présente par ailleurs des profondeurs incomparablement plus intenses.
 
e. Conclusion: Les agenceurs du ‘Hok-lé-israel Habahir ont choisi des fragments du Zohar accessibles par tous. En les lisant le lecteur se rendra rapidement compte du changement qui se fera en lui dans son approche de l’étude de la Tora.
Ces textes par leur lecture, même latérale, répandent un parfum très particulier qui invite à une étude plus approfondie. L’approche consistant à restituer en français uniquement quelques idées importantes tirées du texte s’inscrit dans une démarche pédagogique progressive qui va dans le même sens.
 
Rav Yéhouda Nahouri
Les extraits du Zohar choisis pour le 'Hok-lé-Israël
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